Historique de Civaux


Civaux a livré de nombreux vestiges des époques néolithiques et protohistoriques : dolmen à Loubressac (commune de Mazerolles), structures à combustion, enclos funéraires et camp gaulois à Cornoin (commune de Lussac).

Au début de l’époque romaine, Civaux, situé sur la voie antique Poitiers-Limoges, est un bourg important (vicus) à vocation funéraire et cultuelle. L’abondance des découvertes de céramiques « à l’éponge » en fait le lieu probable de production, même si les fours n’ont pas encore été découverts. La présence d’un importante villa au IV° siècle témoigne de la prospérité de l’agglomération à cette époque.

Dès le IV° siècle et ensuite à l’époque mérovingienne, Civaux occupe une place importante dans la diffusion du christianisme comme l’attestent divers témoignages : dédicace de l’église à saint Gervais et à saint Protais, la stèle chrétienne, l’abside et la cuve baptismale mérovingiennes et bien sûr la nécropole mérovingienne.

D’après une charte de l’abbaye Saint-Hilaire de Poitiers datée de 862, Civaux est le chef-lieu d’une viguerie du pagus de Poitiers (vicaria Exidualinsis in pago Pictavo). Elle englobe les paroisses actuelles de Lussac-les-Châteaux, Verrières, Lhommaizé, Dienné et Saint-Martin-la-Rivière.

Pendant la période féodale, Civaux n’est le centre d’aucun fief : englobé dans la châtellenie de Lussac-les-Châteaux, il devient, avec la Tour aux Cognons, un avant-poste de défense du comté de la Basse-Marche, vers le nord.


Aujourd’hui, Civaux, village de 950 habitants, est résolument tourné vers l’avenir avec sa centrale électro-nucléaire, l’une des plus modernes de France.


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